Business case n°2

Business case n°2

L’utilisation des réseaux sociaux ne remplace pas une stratégie marketing et communication. La croyance partagée par un grand nombre qui consiste à penser qu’il faut tout miser sur « le digital » mène souvent à l’échec.

D’ailleurs, même une stratégie marketing n’est pas dénuée de risques (Qui a vu arriver la crise des gilets jaunes et les grèves actuelles ?).

Pour ce Business case n°2, j’ai choisi l’histoire d’un entrepreneur du bâtiment qui m’avait consultée pour le lancement de sa troisième activité.

Comment passer à côté d’une idée en or ?

Les activités de conseil relevant du secret des affaires, toutes les données ou informations permettant de reconnaitre l’entreprise ont été « anonymisées ».

Fiche signalétique
Secteur d’activité : bâtiment.
La localisation : quelque part dans le Sud Ouest de la France.
La période : été 2017, automne 2018.

La problématique : développement de produit, vente en ligne.
L’objectif personnel : obtenir un complément de retraite.
L’idée : la vente en ligne d’un ouvrage technique destiné au grand public.

LA PARTICULARITÉ : L’OUVRAGE REPOND A UNE VERITABLE ATTENTE DES CONSOMMATEURS CIBLES, DE SURCROIT, IL N’EXISTAIT PAS D’EQUIVALENT A L’EPOQUE.

Les signaux faibles 
Ce technicien expert n’avait pas été formé à la communication. Il a vite été impressionné par les techniques du numérique et il a rapidement adhéré aux discours d’un marchand de rêves, expert du « social selling ».

Les signaux forts
Le produit en lui-même, ouvrage didactique et sans équivalent compte tenu de l’angle choisi pour aborder la thématique : les personnes lésées.
Le réseau de ce dirigeant dans la région, une mine pour le lancement d’un tel projet.

Le bilan
Je vois tout à fait la belle histoire authentique que je vais pouvoir raconter. Mais, il ne donne pas suite à ma lettre de mission, les honoraires étant « hors budget ». Nous en restons là.

Un an plus tard, il me rappelle pour m’indiquer que son projet a avancé. Il est confiant et souhaite avoir un avis sur son site Internet en développement. Cette fois, c’est moi qui ne donne pas suite.

Je découvre le bilan de l’opération :
– 3 000 euros pour une formation type « Comment vendre sur Facebook »,
– une autre formation pour concevoir un site Internet (montant non révélé),
– des heures pour concevoir un site Internet non opérationnel,
– un an de rédaction pour un ouvrage non publiable.

Les solutions marketing

  • Organiser l’ouvrage selon les thématiques qui concernaient le public visé
  • Ajouter un volet règlementaire
  • Etre accompagné par un rédacteur professionnel
  • Se doter d’un photographe professionnel
  • D’une agence pour le site Internet à concevoir avec promotion de lancement et autre forum utilisateur
  • Miser sur un lancement numérique pour attirer la presse professionnelle
  • Soutenue par un lancement auprès des décideurs locaux du bâtiment et alliés de longue date
  • Dans un second temps, un community manager aurait été indispensable.

Mais aurais-je incité ce professionnel des traitements de façade à se lancer dans une activité trop éloignée de ses compétences ? Je ne le pense pas.

Le bugdet
Pour ces solutions marketing et communication réalisées par des professionnels, le budget tout compris aurait été d’environ 10 000 euros HT. Ce qui n’est pas excessif au regard du marché à atteindre et des volumes escomptés. Par ailleurs, un solide dossier marketing aurait permis un emprunt. N’oubliez pas que le marketing stratégique est la clé de voute du business plan…

Comme d’habitude, à vous de vous exprimer ou de poser vos questions, sur cet espace.

Auteur : Léa Riposa
Publié le 18 décembre 2019.

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